Saine alimentation | Ophea Teaching Tools

    Saine alimentation

    Qu’est-ce que la saine alimentation?

    La saine alimentation signifie la consommation d’une variété d’aliments provenant des quatre groupes qui sont décrits dans le Guide alimentaire canadien. Ces aliments, contenant des protéines, des glucides, des lipides, de l’eau, des vitamines et des minéraux, apportent les nutriments nécessaires pour vous garder en santé et pour que vous vous sentiez bien. On devrait consommer plus souvent les fruits, les légumes, les légumineuses, les produits à grains entiers, le lait faible en matières grasses et les substituts, les poissons et les viandes maigres. À l’opposé, il est important de limiter la consommation de boissons et d’aliments transformés, et plus particulièrement de ceux riches en calories, en gras, en sucre et ayant une teneur élevée en sodium.[1] La saine alimentation signifie aussi la consommation des quantités recommandées d’aliments pour votre âge, votre sexe et votre niveau d’activité physique.

    La saine alimentation dans les écoles

    Lorsqu’ils ont atteint l’âge de quatre ou cinq ans, les enfants passent la majeure partie de leur journée à l’école. Les écoles sont donc des endroits importants où les enfants peuvent apprendre à propos de la saine alimentation. Si les enfants ne savent pas comment faire des choix alimentaires sains, ils ne peuvent pas les faire. Cela étant dit, les élèves doivent avoir les habilités liées à la pensée critique pour prendre des décisions intelligentes sur les aliments et ils ont besoin d’un environnement favorable pour y parvenir.

    Il existe plusieurs éléments aidant une approche globale de la santé en milieu scolaire à être fructueuse. Deux d’entre eux sont particulièrement importants. Premièrement, les enseignants dévoués devraient posséder des ressources pédagogiques de qualité conformes au curriculum et aux politiques du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Ces ressources devraient aussi fournir les renseignements essentiels sur la saine alimentation et comprendre des activités donnant l’occasion aux élèves de mettre en pratique leurs connaissances et leurs habiletés.

    Deuxièmement, les enfants méritent de recevoir une éducation dans des environnements favorables et motivants, qui encouragent leurs efforts visant à consommer des aliments sains plutôt que de leur nuire. Les initiatives comme la Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles (note Politique/programmes n°150) peuvent améliorer le « paysage alimentaire » dans les écoles tout simplement en changeant ce qui est offert à l’achat. En offrant des choix d’aliments plus sains aux élèves, la politique peut encourager les élèves à consommer des aliments plus nutritifs tout en les décourageant de consommer des aliments contenant des quantités excessives de matières grasses, de sucre et de sodium. Cela s’inscrit dans le cadre d’un plus vaste effort visant à créer des milieux d’apprentissage plus sains pour les élèves de l’Ontario.

    Créer un environnement inclusif

    Lorsqu’ils enseignent au sujet de la saine alimentation, les enseignants doivent faire preuve de sensibilité et de bon jugement. Les élèves, comme toutes les personnes, ont des relations complexes avec la nourriture. Les allergies et les intolérances constituent une raison pour laquelle les enfants évitent des aliments. Lorsque les élèves ont de graves allergies (ou même des allergies pouvant mettre leur vie en danger) à certains aliments, leurs relations avec les aliments sont modifiées de façon importante. Bien que presque tout aliment puisse causer une réaction allergique, les études montrent qu’entre 80 et 90 % des allergies alimentaires chez les enfants sont causées par le lait de vache, les œufs, les arachides, le blé, le soya, les noix et le poisson.[2]  Puisque plusieurs de ces aliments sont considérés comme étant de bons choix pour une alimentation saine, il est facile de comprendre pourquoi les élèves souffrant d’allergies sont préoccupés par la consommation des éléments nutritifs dont ils ont besoin. De fait, les enseignants devraient réassurer les élèves en leur expliquant qu’ils peuvent tout de même avoir une alimentation saine même si certaines allergies les empêchent de manger certains aliments. Une façon de le faire est d’insister sur le fait que les vitamines et les éléments nutritifs qui se trouvent dans ces aliments sont aussi présents dans plusieurs autres aliments. Songez à utiliser le Guide alimentaire canadien pour aider les élèves à trouver d’autres choix d’aliments se trouvant dans le même groupe alimentaire.

    La culture joue aussi un rôle important dans notre relation avec la nourriture. Dans chaque culture, la nourriture est consommée pour de nombreuses raisons autres que la faim. La nourriture peut apporter du confort et de la sécurité, elle peut être un symbole d’hospitalité ou de statut social, ou elle peut avoir une signification religieuse. La culture influence ce que nous mangeons, comment nous mangeons, ainsi que la façon dont nous préparons et servons notre nourriture.[3] Tout comme certains élèves évitent des aliments à cause d’allergies, certains élèves peuvent ne pas manger d’aliments provenant des quatre groupes pour des raisons familiales, culturelles ou religieuses.

    Une attention particulière devrait être portée à la manière dont les enseignants parlent à propos des aliments et de la nutrition. Il est important qu’ils ne fassent pas sentir aux élèves qu’un ensemble de valeur, ou qu’une pratique alimentaire, est supérieur à un autre; il est aussi important que les aliments, les groupes alimentaires ou les pratiques alimentaires ne soient pas critiqués. Les enseignants doivent éviter de faire des suppositions fondées sur le pays d’origine, la culture ou la religion des élèves. Au contraire, les enseignants doivent créer un environnement inclusif dans la salle de classe en reconnaissant et en célébrant la merveilleuse diversité d’aliments consommés par leurs élèves, ainsi que les multiples façons de les consommer.

    Les attentes du programme-cadre d’éducation physique et santé du ministère de l’Éducation de l’Ontario énoncent clairement que les élèves devraient apprendre à examiner leurs choix d’aliments et à prendre des décisions selon les paramètres qu’ils peuvent contrôler.[4] Les répercussions pour les enseignants sont importantes. Les enseignants doivent être conscients que les élèves n’ont pas tous le même degré de contrôle concernant la nourriture qu’ils consomment à la maison et qu’ils apportent à l’école. La variété et la quantité disponible d’aliments à la maison dicteront ce qu’un enfant mange. Plus particulièrement, les jeunes enfants et ceux vivant dans la pauvreté peuvent n’avoir que très peu de contrôle sur leur alimentation, et ne sont peut-être pas en mesure de manger des aliments sains tous les jours. Les enfants vivant dans la pauvreté sont plus susceptibles de manger moins d’aliments sains que les élèves provenant de familles plus aisées.[5] Le prix élevé des fruits et légumes frais peut faire en sorte que leur coût soit hors de la portée de bien des familles. Pour ces raisons, les enseignants doivent faire preuve de respect et de sensibilité lorsqu’ils enseignent au sujet de la saine alimentation.

    Le rôle des enseignants et des éducateurs

    La saine alimentation est la pierre angulaire de notre santé globale et elle est liée à la prévention de plusieurs maladies chroniques. L’éducation en nutrition peut aider les enfants à adopter des attitudes et des comportements sains par rapport à l’alimentation qu’ils conserveront toute leur vie.[6] En adoptant de saines habitudes alimentaires lorsque nous sommes jeunes, nous nous mettons sur la voie de la santé et du bien-être.

    Les enseignants et les enseignants jouent un rôle clé en matière d’éducation en nutrition. Si les enseignants abordent le sujet de la saine alimentation avec confiance et sensibilité, tout en faisant eux-mêmes des choix alimentaires sains, ils peuvent être de formidables modèles pour les élèves. Lorsque les enseignants créent des environnements propices à l’apprentissage lors de la mise en œuvre du programme-cadre d’éducation physique et santé de l’Ontario, ils aident les élèves à acquérir des habiletés et des connaissances relativement à la saine alimentation, permettant ainsi à leurs élèves de faire des choix alimentaires plus sains. Les enfants ont besoin d’occasions leur permettant de penser de façon critique à la nutrition afin d’apprendre à reconnaître les facteurs (médias, amis, culture) influençant leurs propres décisions en matière d’alimentation. Ceci a pour effet d’encourager les élèves à acquérir un sentiment de responsabilité individuelle par rapport à une saine alimentation.

    Guide alimentaire canadien

    Le nom le dit, le Guide alimentaire canadien est un guide pour aider les Canadiens à manger sainement. Son contenu repose sur un éventail de données probantes incluant les normes nutritionnelles et le rôle de la nutrition dans la prévention des maladies chroniques. Il énonce la quantité d’aliments que nous devrions consommer et les types d’aliments qui sont les meilleurs pour notre santé. Le Guide alimentaire canadien a été révisé pour inclure des aliments qui sont consommés par gens provenant de plusieurs pays et de diverses cultures. Il reflète maintenant la diversité culturelle du Canada plutôt que de seulement mettre en valeur les aliments et les habitudes alimentaires de la population canadienne en général. Si nous suivons les recommandations du Guide alimentaire canadien, nous nous assurons que nos choix alimentaires répondent à nos besoins quotidiens en vitamines, minéraux et autres nutriments, et nous permettent de réduire nos risques de souffrir d’obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de certains types de cancer et d’ostéoporose.[7] Une saine alimentation selon les principes du Guide alimentaire canadien contribuera à la bonne santé globale des individus.

    On peut avoir accès en ligne au Guide alimentaire canadienBien manger avec le Guide alimentaire canadien — Ressource à l’intention des éducateurs et communicateurs est un guide pratique conçu pour aider les enseignants à enseigner le contenu du Guide alimentaire canadien. 

    Il y a des considérations particulières pour enseigner la saine alimentation dans les communautés des Premières Nations, Inuit et Métis. Les cultures autochtones ont des valeurs et des traditions distinctes, et leurs choix d’aliments diffèrent parfois de ceux de la population canadienne en général.[8] De fait, lors de l’enseignement de la saine alimentation et de la nutrition dans les communautés des Premières Nations, Inuit et Métis, les enseignants doivent trouver des stratégies et du contenu appropriés reflétant et respectant les croyances, les pratiques, le patrimoine historique et la culture de leurs élèves. Pour plus d’information, veuillez consulter le Guide alimentaire canadien adaptée pour les communautés des Premières Nations, Inuit et Métis. Ce guide est offert en quatre langues autochtones (Inuktitut, Ojibwé, Cri des plaines, Cri de bois).

    Le tableau de la valeur nutritive

    Le tableau de la valeur nutritive fournit des renseignements sur la valeur nutritive de nos aliments. Santé Canada exige que les fabricants de produits alimentaires affichent un tableau de la valeur nutritive sur presque tous les produits emballés.[9] Veuillez noter qu’il n'est pas obligatoire d'afficher un tableau de la valeur nutritive sur les aliments suivants : légumes et fruits frais; viandes et volailles crues (sauf hachées); fruits de mer crus; aliments préparés ou transformés en magasin (produits de boulangerie, salades, etc.); aliments qui contiennent très peu de nutriments comme le café, le thé, les fines herbes et les épices; et les boissons alcoolisées. Puisque le tableau est similaire sur presque tous les emballages, il est généralement simple à trouver et à lire. Le tableau de la valeur nutritive fournit des renseignements sur le nombre de calories et sur 13 principaux nutriments contenus dans l’aliment tel que calculé à partir de la portion de référence.

    L’information présentée sur le tableau de la valeur nutritive se réfère à la portion indiquée au haut du tableau. Le tableau de la valeur nutritive énonce le pourcentage de la valeur quotidienne (% VQ) de certains nutriments. Le % VQ vous indique si un aliment contient peu ou beaucoup des nutriments énumérés dans le tableau, incluant les lipides (saturés et trans), les glucides (fibres et sucres), les protéines, la vitamine A, la vitamine C, le sodium, le calcium et le fer. En règle générale, les diététistes s’accordent pour dire qu’une valeur de 5 % ou moins de la VQ représente une petite quantité, alors que 15% et plus de la VQ est considéré comme étant une source importante d’un nutriment.[10]

    Bien qu’il puisse sembler être compliqué à déchiffrer à premier abord, particulièrement pour les enfants, le tableau de la valeur nutritive peut facilement être compris si on le divise en cinq différents aspects simples : portion, pourcentage de la valeur quotidienne, calories, nutriments à consommer en plus grande quantité, et nutriments à consommer en moindre quantité.

    La liste des ingrédients d’un aliment emballé énumère tous les ingrédients en ordre décroissant de contenu. On peut se référer à cette liste pour connaître la composition d’un aliment particulier. Puisque de nombreuses personnes ont rapporté avoir de la difficulté à lire la liste des ingrédients sous sa forme actuelle, Santé Canada propose d’améliorer le tableau de la valeur nutritive et la liste des ingrédients afin qu’ils soient tous deux plus faciles à comprendre. D’ici là, il faut enseigner aux élèves comment lire et comprendre le tableau de la valeur nutritive et la liste des ingrédients. De cette façon, les enseignants peuvent aider les élèves à déterminer la valeur nutritive d’un aliment, et du fait même, comparer différents aliments afin de faire de meilleurs choix.

    Apprenez-en davantage au sujet du tableau de la valeur nutritive.

    L’importance de l’hydratation

    Le corps humain est composé d’environ 60 à 70 % d’eau.[11]  De plusieurs façons, l’eau aide votre corps à bien fonctionner.

    L’eau :

    • aide au maintien d’une peau saine ;
    • aide à régulariser la température corporelle ;
    • agit comme un coussin protecteur entre les cellules, les muscles et les articulations ;
    • assure le transport des nutriments dans tout le corps ;
    • aide à la digestion des aliments pour que le corps puisse en absorber les nutriments;
    • aide le corps à éliminer les déchets et à régulariser la fonction intestinale.[12]

    Chaque jour, notre corps perd de l’eau par la sudation, par l’élimination des déchets et même par la respiration! Cela signifie que nous devons consommer suffisamment d’eau et de liquide chaque jour pour que notre corps reste bien hydraté et en santé. L’eau est généralement considérée comme la meilleure option étant donné qu’elle ne contient pas de calories et qu’elle apaise efficacement la soif. Cependant, tous les liquides aident à l’hydratation de notre corps.[13] Le lait faible en matières grasses et les boissons enrichies à base de soya (de même que les jus faits à 100 % de fruits ou de légumes) sont aussi de bonnes options pour demeurer bien hydraté.[14] Aussi, la consommation de fruits et de légumes aide votre corps à s’hydrater étant donné qu’ils contiennent beaucoup d’eau.[15] Les boissons qui sont riches en calories, en sucre, en gras et qui contiennent beaucoup de caféine ne sont pas des options saines pour s’hydrater. Les boissons à saveur de fruits, les boissons gazeuses ainsi que les boissons pour sportifs et les boissons énergisantes ne sont pas recommandées.

    La quantité de liquide dont vous avez besoin dépend de votre âge et de votre sexe. Les enfants âgés d’un an à quatre ans ont besoin d’environ 4 tasses (1 litre) de liquide par jour, ceux âgés de quatre à huit ans ont besoin de 5,5 tasses (1,3 litre) de liquide, alors que les enfants plus vieux et les adolescents ont besoin d’encore plus de liquide, soit 7 tasses (1,8 litre) pour les filles et 10,5 tasses (2,6 litres) pour les garçons. Bien que ces quantités puissent sembler importantes, rappelez-vous que tous les liquides comptent pour combler vos besoins quotidiens en eau.[16]

    Parler des troubles de l’alimentation et des dérèglements du comportement alimentaire

    Les troubles de l’alimentation sont un autre problème de santé mentale auquel sont confrontés les jeunes. Les troubles de l’alimentation et les dérèglements du comportement alimentaire (aussi connus, entre autres, sous les noms « alimentation distordue » ou « alimentation troublée ») sont courants, sérieux et souvent chroniques. Ceux-ci peuvent être liés à une insatisfaction par rapport à son corps ou à une image corporelle négative et peuvent se manifester de diverses façons, allant de la restriction alimentaire jusqu’à des habitudes associées aux dérèglements du comportement alimentaire (p. ex., l’hyperphagie et les comportements compensatoires qui sont adoptés pour contrer l’ingestion de calories, comme les vomissements provoqués, le recours à des laxatifs et l’activité physique excessive). Les troubles de l’alimentation peuvent mettre la vie en danger et les personnes que l’on soupçonne d’être affectées devraient faire l’objet d’une évaluation par un professionnel de la santé mentale compétent dans le domaine. Les enseignants qui connaissent les signes avant-coureurs peuvent être mieux en mesure d’aider les jeunes à risque et de mettre en place du soutien pour aider les jeunes aux prises avec des symptômes associés aux troubles de l’alimentation.

    La consommation abusive de substances et les problèmes de santé mentale tels que la dépression et les troubles anxieux sont souvent, mais pas nécessairement, associés aux troubles de l’alimentation et aux dérèglements du comportement alimentaire.[17],[18] Certains facteurs de risque menant à des troubles cliniques de l’alimentation tels que l’image corporelle négative, la restriction alimentaire, l’hyperphagie et les comportements compensatoires (p. ex., purges) sont présents chez une partie des individus souffrant de surpoids ou qui sont obèses.[19] Cela a mené les experts en prévention à élaborer et à prendre en considération des stratégies conjointes d’intervention pouvant être appliquées à un large spectre de problèmes associés au poids.[20],[21],[22],[23]

    L’effet des troubles alimentaires est particulièrement critique lors de certaines périodes de développement comme l’adolescence.[24],[25] Plusieurs jeunes personnes ayant des troubles alimentaires ne croient pas avoir de problèmes; elles ne reconnaissent donc pas le problème et ne vont pas chercher l’aide dont elles ont besoin. Il faut souvent offrir du soutien et de l’encouragement sur une base continue pour qu’elles aillent chercher l’aide nécessaire. Souvent, les comportements associés aux dérèglements du comportement alimentaire ne reflètent pas une décision volontaire de l’enfant ou de l’adolescent (p. ex., ne pas manger). Certains de ces comportements, comme suivre un régime, peuvent être obsessifs et être difficiles à contrôler. Il se peut que vous remarquiez des jeunes ayant un sentiment d’accomplissement à maintenir un certain degré de minceur. Parfois, il se peut que vous observiez du déni de la jeune personne lorsqu’on lui demande si elle craint prendre du poids. Cependant, ses comportements contredisent ses affirmations.

    Il est important de noter que l’apparence d’une jeune personne ne révèle pas nécessairement un dérèglement du comportement alimentaire.[26] Les effets des troubles alimentaires peuvent influencer l’apparence et le poids d’une jeune personne de différentes façons. Ces troubles peuvent aussi avoir un impact sur la croissance et le développement. Cependant, certains enfants peuvent avoir un poids santé et manger sainement même si leur poids est légèrement supérieur ou inférieur à la moyenne. Il est donc utile de mieux comprendre les troubles de l’alimentation, les dérèglements du comportement alimentaire et les comportements qui leur sont associés.  

    Meilleures pratiques en matière de saine alimentation

    Les comportements comme suivre un régime, parler de son apparence et craindre de prendre du poids sont courants à différents stades de développement, particulièrement à l’adolescence. Cette préoccupation chez certains adolescents peut être encouragée par les adultes, y compris les enseignants, dans leur entourage qui sont préoccupés par leur apparence ou qui discutent de régimes et de perte de poids devant eux.[27] Cependant, il est important d’observer chez une jeune personne des changements à ses activités quotidiennes, à son fonctionnement à l’école et dans des situations sociales, ou dans son humeur, car ils peuvent être des signes d’un trouble alimentaire. Les récentes études stipulent que l’information sur les troubles de l’alimentation et leurs symptômes ne devrait pas être discutée en classe (par les enseignants ou les élèves).[28]


    [2] Christie, L., Hine, R.J., Parker, J.G., & Burks, W. (2002). Food allergies in children affect nutrient intake and growth. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, 102, 1648–1651.

    [3] Ontario Public Health Association. (2009). Discover healthy eating! A teacher’s resource for grades 1–8. Sur Internet : https://opha.on.ca/Resource-Documents/DiscoverHealthyEatinggr1-8_2009.aspx?ext=.pdf.

    [4] Ministère de l’Éducation de l’Ontario. (2015). Le curriculum de l’Ontario de la 1re à la 8e année : Éducation physique et santé, 2015 (révisé). Sur Internet: http://www.edu.gov.on.ca/fre/curriculum/elementary/health1to8Fr.pdf

    [5] Power, E.M. (2005). Determinants of healthy eating among low-income Canadians. Canadian Journal of Public Health 96, Supplement 3, S37–S42.

    [6] Teach Nutrition. (2015). Why teach nutrition? Retrieved from http://ontario.teachnutrition.ca/teaching-nutrition.aspx.

    [7] Katamay, S.W., Esslinger, K.A., Vigneault, M., Johnston, J.L., Junkins, B.A., Robbins, L.G., Sirois, I.V., Jones-McLean, E.M., Kennedy, A.F. et coll. (2007). Eating well with Canada's Food Guide (2007): development of the food intake pattern. Nutrition Reviews 65, 4, 155–166.

    [8] Santé Canada. (2010). Bien manger avec le Guide alimentaire canadien - Premières Nations, Inuit et Métis. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/rapports-publications/bien-manger-guide-alimentaire-canadien-premieres-nations-inuit-metis.html.

    [10] Gouvernement du Canada. (2014). Le pourcentage de la valeur quotidienne (% VQ). Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/comprendre-etiquetage-aliments/pourcentage-valeur-quotidienne.html?_ga=1.138802739.1074912134.1425740475.

    [11] Les diététistes du Canada. (2013). Eau. Sur Internet : https://www.dietitians.ca/Your-Health/Nutrition-A-Z/Water.aspx.

    [12] Gouvernement du Canada. (2014). Restez hydraté en buvant de l’eau. Sur Internet : https://guide-alimentaire.canada.ca/fr/recommandations-en-matiere-dalimentation-saine/faites-eau-votre-boisson-de-choix/.

    [13] Les diététistes du Canada. (2014). Lignes directrices pour rester hydraté. Sur Internet : https://www.dietitians.ca/getattachment/becace49-3bad-4754-ac94-f31c3f04fed0/FACTSHEET-Guidelines-for-staying-hydrated.pdf.aspx.

    [15] Gouvernement du Canada. (2014). Restez hydraté en buvant de l’eau. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/conseils-alimentation-saine/restez-hydrate-buvant-eau.html.

    [17] Ministère de la santé de la Colombie-Britannique. (2013). Clinical practice guidelines for the BC eating disorders continuum of services. Sur Internet : http://www.bcchildrens.ca/mental-health-services-site/Documents/Clinical%20Practice%20Guidelines%20for%20the%20BC%20Eating%20Disorders%20Continuum%20of%20Services.pdf

    [18] Piran, N., & Gadalla, G. (2006). Eating disorders and substance abuse in Canadian women: A national study. Addiction, 102, 105-113.

    [19] Gouvernement du Canada. (2006). Aspects humain de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada. Sur Internet : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/human-humain06/pdf/human_face_f.pdf.

    [20] McVey, G.L., Levine M.P., Piran, N., & Ferguson, B. (Eds.) (2012). Prevention of eating-related and weight related disorders: Collaborative research, advocacy and policy change. Waterloo, ON: Wilfrid Laurier University Press.

    [21] McVey, G.L. (2011). Linking research, practice, and policy in the prevention of weight-related disorders: A national meeting of researchers, practitioners and policymakers, November 17-18, 2011: A discussion document.The Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario. Retrieved from www.ocoped.ca

    [22] McVey, G.L., Adair, C., deGroot, J., McLaren, L., Potnikoff, R., Gray-Donald, K., & Collier, S. (2008). Obesity and eating disorders: Seeking common ground to promote health. A national meeting of researchers, practitioners and policymakers, November 2007. Canadian Institutes of Health Research, Institute of Public and Population Health Sciences, Knowledge Translation Seed Grant, and Institute of Nutrition, Metabolism, and Diabetes. Retrieved from www.ocoped.ca

    [23] Neumark-Sztainer, D. (2005). “I’m, like, so fat!” Helping your teen make healthy choices about eating and exercise in a weight-obsessed world. New York, NY: The Guildford Press.

    [24] Golden, N.H., Katzman, D.K., Kreipe, R.E., Stevens, S.L., Sawyer, et coll. (2003). Eating disorders in adolescents. Journal of Adolescent Health, 33, 496-503. Sur Internet  : https://www.adolescenthealth.org/SAHM_Main/media/Advocacy/Positions/Dec-03-Eating_Disorders_in_Adolescents.pdf

    [25] Piran, N., McVey, G.L., & Levine, M. P. (2014). Eating disorders in adolescence. In T. P. Gullotta & M. Bloom (Eds.), The encyclopedia of primary prevention and health promotion (2nd ed., Vol. 3, pp. 1134-1147). New York, NY: Springer.

    [26] New York State Department of Health. (2008). Understanding eating disorders. Sur Internet : https://www.health.ny.gov/diseases/chronic/eating_disorders/understanding_ed.htm

    [27] Mental Health and Spiritual Health Care. (2006). Eating disorders: best practices in prevention and intervention. Sur Internet : https://digitalcollection.gov.mb.ca/awweb/pdfopener?smd=1&did=19275&md=1

    [28] Stice, E., & Shaw, H. (2004). Eating disorder prevention programs: a meta-analytic review. Psychological Bulletin, 130 (2), 206–277.