DÉFINITIONS | Ophea Teaching Tools

    DÉFINITIONS

    Les définitions suivantes peuvent aider les enseignants à cerner et comprendre la cyberintimidation et ses conséquences.

    Cyberintimidation

    La cyberintimidation est un comportement négatif et préjudiciable ciblant une victime à l’aide d’outils technologiques (p. ex. sites de réseautage social, messagerie texte, messagerie instantanée/directe, téléphones intelligents, caméras Web, YouTube, clavardoirs et courriels) dans le but de blesser ou d’intimider une personne, et de nuire à sa réputation et à ses relations avec d’autres personnes. Les études révèlent que la cyberintimidation est le plus grave danger auquel les jeunes sont confrontés en ligne.

    Il existe différentes formes de cyberintimidation. Quelques exemples de cyberintimidation sont l’envoi de rumeurs et de remarques blessantes par courriel, la création de sites Internet ou blogues pour y afficher des propos méchants et blessants, l’affichage dans le cyberespace de photos ou vidéos retouchées et grossières au sujet de quelqu’un.

    La cyberintimidation diffère de l’intimidation traditionnelle puisqu’il n’y a aucune interaction personnelle. La personne susceptible de faire de l’intimidation peut avoir moins d’hésitations puisqu’elle n’a pas à rencontrer l’autre personne et peut même garder l’anonymat, diminuant ainsi les risques de conséquences pour son comportement indésirable. Dans les cas de cyberintimidation, les cyberintimidateurs ne sont pas nécessairement les élèves les plus vieux, les plus forts, les plus grands ou les plus populaires (par contre, il est possible que cette dynamique soit présente dans certains cas), au contraire, tout élève peut se donner la personnalité d’un cyberintimidateur. De plus, la cyberintimidation a lieu dans un « espace public », ce qui veut dire que les images et les écrits malintentionnés peuvent être vus par un grand nombre de personnes et peuvent être distribués de manière exhaustive et répétitive. La victime peut donc avoir du mal à s’en débarrasser complètement et définitivement. La cyberintimidation peut avoir lieu à l’école et à la maison. Il n’y a donc souvent aucune façon pour les victimes d’y échapper.

     

    La cyberintimidation et la loi

    Certains actes de cyberintimidation sont considérés comme étant des actes criminels. En vertu du Code criminel du Canada, le fait de harceler une personne de manière répétée si on lui donne lieu de craindre pour sa sécurité ou celle de ses proches est un acte criminel. La loi condamne aussi la publication d’un « libelle diffamatoire », un écrit conçu pour insulter une personne ou nuire à sa réputation en l’exposant à de la haine, à du mépris ou du ridicule. En vertu de la Loi C-13, il est interdit de distribuer des images intimes d’une personne sans son consentement. En vertu de cette loi, les policiers ont seulement besoin de « motifs raisonnables de soupçonner » pour obtenir un mandat dans le but d’obtenir de l’information au sujet d’un utilisateur d’Internet.

    Une personne posant des gestes de cyberintimidation peut contrevenir à la Loi canadienne des droits de la personne si elle répand haine et discrimination basées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle, l’état matrimonial ou familial et les handicaps physiques ou mentaux.